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L’INNOVATION TECHNOLOGIQUE A SOPHIA ANTIPOLIS : LE VISIONNAIRE

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Certaines personnes présentent des prédispositions plus élevées que d’autres pour imaginer et visualiser le futur. Le leadership visionnaire désigne la spécificité d’un individu qui parvient à identifier de nouvelles opportunités, à en préciser les contours, leur donner du relief en inspirant d’autres personnes avec cette vision si particulière de l’avenir. Mais une vision sans action n’est qu’un simple rêve, tandis que la vision alliée à l’action peut changer le monde, susciter du dynamisme et fédérer des volontés.

Afin de parfaire ma démonstration, j’aimerai m’attarder sur la personnalité de trois visionnaires : quand le regard projeté de l’artiste devient prémonitoire et précède l’évolution scientifique et technique.

*Leonardo da Vinci : l’imaginatif d’une lumineuse renaissance de l’esprit, le génie de l’art, des sciences et des inventions technologiques, à l’avant-garde du progrès : la clairvoyance et l’intuition…

« La peinture est la plus parfaite des sciences, parce qu’à travers l’étude et la reproduction elle conduit à la connaissance des lois qui réagissent la nature et les passions humaines »            Léonard de Vinci

*Steve Jobs : l’entrepreneur humaniste, pionnier préfigurant la carte infinie d’un univers pluriel comme un faisceau de liens entre les êtres et les choses.

« Faire des innovations en parlant des usages, c’est innover en regardant dans son rétroviseur » Steve Jobs

*Pierre Laffitte, brillant chercheur devenu sénateur pour lequel la Cité de l’avenir s’impose, cinquante ans à l’avance, au soleil de la Côte d’Azur, autour d’un « Quartier latin » décentralisé, véritable cœur des Arts, de la Science, des Technologies et de la Recherche, allant de pair avec l’inter-échange des connaissances et le savoir-faire des entreprises.

« L’avenir est à ceux qui osent et réalisent. Il nous est donc ouvert ». Pierre Laffitte

Mais une vision sans action n’est qu’un simple rêve, tandis que la vision alliée à l’action peut changer le monde, susciter du dynamisme et fédérer des volontés.

Diana V. Landi

Léonard de Vinci est l’un des artistes les plus célèbres de l’histoire. Il a envisagé de nombreuses inventions bien avant que la technique ne les crée réellement. Nombre de ses conceptions ont certainement influencé les créations d’aujourd’hui de l’hélicoptère aux véhicules blindés, aux calculatrices, aux combinaisons de plongée et aux robots et… les machines autonomes. Le génie de Léonard de Vinci a mis en évidence que la créativité pouvait initier des changements et rendre possible les “réalités” imaginaires.

Le Mayflower, un bateau entièrement autonome, piloté par une intelligence artificielle, traversera l’Atlantique au printemps prochain. Il s’agit d’un des tout premiers navires autonomes : il se prépare partir de Plymouth en Angleterre à Plymouth aux États-Unis, sur les traces de son illustre prédécesseur.

« C’est un trimaran d’environ 15 mètres de long et 8 de large, entièrement couvert de cellules photovoltaïques pour recharger les batteries et alimenter les moteurs électriques. Il est également équipé d’un moteur bio-diesel prêt à prendre le relais au cas où il n’y aurait pas assez de soleil pour alimenter la motorisation électrique.»
Eric Aquaronne, responsable chez IBM

« Bien plus avancé qu’une voiture autonome, un bateau autonome vérifie son environnement toutes les secondes. Il est équipé de radars, caméras, balises satellites AIS et sonars. La mer est un environnement très difficile, plus dangereux que l’espace, et le bateau doit pouvoir éviter les obstacles qui peuvent être des containers perdus des baleines ou encore d’autres bateaux, y compris de personnes qui seraient intéressées par le bateau autonome. »

Le Mayflower est équipé de technologies IBM créées en France, à Sophia Antipolis. Le système IA a été entraîné par un ancien capitaine de corvette.

Léonard de Vinci a donc anticipé le Réel, car il a su inventer et structurer sa pensée. Dans son ouvrage Eloge de l’œil, il a montré que l’œil est une fenêtre de l’âme et qu’il est l’organe principal de la connaissance. Voir pour lui, c’est déjà faire et construire.

Steve Job a montré, comme il l’affirmait dans le New York Times en 2003, que “Le design, ce n’est pas seulement l’apparence et la sensation, c’est aussi l’utilité”.

C’est ainsi que la Technique peut glisser dans l’Art afin de produire non pas seulement ce qui est Beau, mais ce qui est techniquement utile. Il a ainsi contribué à réconcilier l’Art et la “Techne”, tout comme les avaient conciliés les grecs dès l’Antiquité, qui considéraient l’art comme une technique.

La Technique peut glisser dans l’Art afin de produire non pas seulement ce qui est Beau, mais ce qui est techniquement utile.

Diana V.Landi

1960 Sophia Antipolis : ville internationale des sciences, des arts et de la technologie

Pierre Laffitte « pré-voit » ainsi, dès les années soixante, à la manière d’un artiste inspiré devant sa toile, Sophia-Antipolis : Sophia, comme cette nécessité de visualiser d’un coup d’œil l’essentiel que préconisaient déjà Socrate et Platon ; Polis, politique, au bon sens du terme : l’épanouissement des citoyens dans un futur plus « intelligent » des villes.

Trois visions et trois perspectives convergeant vers demain : le futur des visionnaires devient, au fur et à mesure, notre présent.

Les dessins, les plans et les projets légués par Léonard de Vinci se matérialisent aujourd’hui dans nos laboratoires et nos ateliers, notamment le fameux navire autonome qui prendra bientôt la mer…

Le monde dont Steve Jobs entrevoyait le tissu des interconnexions à la manière d’une « révélation » trouve désormais des champs d’application prometteurs dans de nombreux domaines, tels l’éducation, la médecine et d’autres investigations de la recherche, à travers ce que l’on nomme l’Intelligence Artificielle. dont sa maison rayonne a Sophia Antipolis.

L’indéniable succès de Sophia-Antipolis, fidèle à l’influence des Grecs et des Latins, donne raison, sans conteste, un demi-siècle plus tard, à l’image que s’en faisait Pierre Laffitte, incontournable lieu de rencontre des idées en germe et des innovations de France, d’Europe et du monde.


1er mars Sophia Antipolis © Anne Le Hars

« En 2019 plus de 1500 chercheurs, salariés et étudiants se sont réunis pour former un monumental « logo humain » pour fêter les 50 ans de Sophia Antipolis et ses réalisations :

 

    • Le Village des Sciences et de l’Innovation, au Palais des congrès d’Antibes, une histoire de succès
    • Le 3IA Côte d’Azur, labellisée en 2019 a pour ambition de créer un écosystème innovant…. un pôle d’excellence pour la recherche, l’enseignement et le monde de l’IA.
    • Le 1er sommet international dédié à l’intelligence artificielle

“La Maison de l’Intelligence Artificielle est un lieu de démonstration, de partage et de convergence des intérêts autour de l’Intelligence Artificielle.” dira Anne Le Hars                 

La part de l’art semble se réduire par rapport à l’œuvre originelle imaginée par Pierre Laffitte comme une synergie nécessaire, comme une indispensable complémentarité. Que devient l’art dans les allées de Sophia-Antipolis ?

« L’avenir est à ceux qui osent et réalisent. Il nous est donc ouvert. »                  
Pierre Laffitte

DIANA V.LANDI

Expert IA&ART iNSTITUT EUROPIA

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