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Les Femmes, La Finance, L’Intelligence Artificielle et les Variants : Soyons notre propre virus !

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Variant (définition Le Robert) : « Organisme qui se différencie des autres membres de la même espèce par des caractères mineurs ».

A l’heure où le mot « Variant » s’approprie plusieurs nationalités à travers le monde, envahi notre quotidien, son adaptation à d’autres sphères que celle de la sphère biologique, le rend universel.  

Cette universalité étant d’une telle puissance qu’elle conditionne largement l’évolution des esprits, de la matière, de l’inconscient individuel voire collectif impactant ainsi les modes de consommation, de culture, de réflexion, de vision globale de la vie. Il en est ainsi de l’évolution de l’HUMANITE qui se réinvente à chaque fois qu’elle se trouve confrontée à elle-même. La génération des MILLENIALS en est un exemple concret : de nouveaux besoins, de nouveaux usages demandent de revoir nos modes de consommation de plus en plus connectées ! Cette capacité d’adaptation trouve tout son sens dans l’IA et son développement.

Cependant, pour que cette adaptation dans l’innovation soit possible et réussie, sur le plan humain, il est nécessaire d’intégrer dans les esprits que la Femme n’est pas le variant de l’Homme.

Le variant n’est pas toujours là où on le croit : l’homme avec ses chromosomes sexuels YX n’est-il pas originellement un variant de la Femme dont les chromosomes sont XX… ? Dotées d’une bienveillance quasi naturelle, les Femmes acceptent toujours qu’un homme s’approprient les tâches qui lui sont dévolues par la force de l’éducation, la culture, etc. (la cuisine et la couture par exemple) et que leur renommée soit plus grande que celles de leurs consœurs féminines.  Combien de grands chefs cuisiniers, couturiers masculins jouissent d’une notoriété acceptée et admirée spontanément par les Femmes ?

L’évolution de l’HUMANITE nous apprend que les habitudes sont tenaces en dépit des progrès enregistrés, mais hélas avec quelle lenteur ! L’important est d’avancer, lentement mais sûrement, à nous de les faire évoluer plus vite. Du chemin reste à parcourir mais peu importe la destination, le voyage reste le plus important, c’est là l’une des forces de la Femme, sa résilience.

Lors d’une conférence sur le numérique et les Femmes, organisée par ENGIE Live, le 04 mars dernier avec Aurélie JEAN (Docteure en sciences, entrepreneure spécialisée dans les algorithmes et modélisation numérique), Erik ORSENNA (écrivain, membre de l’Académie Française) assénait « la vie, c’est la transversalité, ce n’est pas un monde clos. (…) La vie d’une femme c’est 10 existences. Chaque femme vit au moins 10 existences, alors un mec s’il réussit, il réussit dans une existence, on lui dit « ohlala, il est complètement magnifique », alors que pendant ce temps, sa compagne aura vécu tous ses rôles, elle a l’image même de la vie et pas seulement parce qu’elle enfante ! (…) Il faut se rapprocher de la vie !»

« Se rapprocher de la vie »… L’intelligence artificielle nous ouvre la voie. Se rapprocher de la vie pour l’améliorer, la préserver, rendre le monde meilleur sous réserve d’en faire bon usage. Et pour cela, il faut toutes les parties prenantes, Femmes, Hommes, Scientifiques, Politique, Juridique, Financiers, Culturelle, Sportive.

L’évolution de l’HUMANITE nous apprend que les habitudes sont tenaces en dépit des progrès enregistrés, mais hélas avec quelle lenteur ! L’important est d’avancer, lentement mais sûrement, à nous de les faire évoluer plus vite. Du chemin reste à parcourir mais peu importe la destination, le voyage reste le plus important, c’est là l’une des forces de la Femme, sa résilience.

Laurence Honiezna

Dans le monde financier dont je suis issue, à l’image de l’IA, il est flagrant de constater la prédominance des hommes. De fait, on exclut du champ des réflexions une sensibilité, des personnalités qui sont à même d’apporter une véritable valeur ajoutée dans un débat dans lequel les enjeux pour l’humanité sont énormes. La sensibilité, l’intuition féminine sont des atouts qu’un homme ne peut ignorer.

Dans la finance, l’IA a un rôle majeur à jouer en s’imprégnant notamment des sensibilités féminines, intuitives et généreuses afin d’apporter tout son sens à la définition du mot ETHIQUE, dans un métier souvent dominé par l’arrogance, l’intérêt personnel, la cupidité. Pour preuve, dans les sociétés de gestion si décriées pour leur « profit first », chers aux actionnaires, une femme s’est démarquée, Christine KOLB co-fondatrice de SYCOMORE Asset Management dont l’objectif est d’ « Humaniser les investissements », labellisé B Corp (reconnaissance de l’engagement de progrès continu). Cette société de gestion est non seulement devenue la 1ère « Entreprise à Mission » de son secteur, mais intègre depuis peu une politique des Droits Humains qui suit les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme. Bravo Madame KOLB !

L’IA et la finance offrent des combinaisons tout à fait concrètes en matière de progrès économiques au service de l’HUMAIN, en cela que les Femmes dans ces métiers vont permettre d’apporter leurs expériences, leur unité, leurs différences, leurs manières d’être, de savoir-être, de savoir-faire, aux côtés des hommes, pour une IA et une finance plus éthiques, plus durables, plus écoresponsables au service de la planète et de l’Humanité. Grâce notamment à l’intégration des biais cognitifs, l’IA peut et doit accélérer cette transition dans les métiers de la finance, à nous de le faire-savoir !

 

Le développement de l’IA dans le milieu financier en est à ses balbutiements et se limite au roboadvisor ou chatbot, des robots sans émotions.  Or les métiers de la finance ont précisément besoin d’empathie, d’analyse comportementale, conversationnelle, pour aider à accompagner, expliquer, être dans une sorte de médecine financière au service des épargnants et investisseurs voire toutes les parties prenantes. Nous l’avons vu, grâce à l’IA, la finance pourrait trouver rapidement ses lettres de noblesse, devenir plus éthique, plus durable à l’heure où certains salariés de Goldman Sachs réclament des semaines de travail de 80 h au lieu de 98h actuellement…

L’IA dans la finance (comme dans d’autres disciplines) n’est pas un simple outil. Elle est au service de l’HUMANITE en lui permettant de s’affranchir des lourdeurs administratives, contre-productives, d’une vulgarisation de la finance en rendant l’inexplicable, explicable, qui ne doit pas être réservée à une élite, d’œuvrer pour une finance écoresponsable à bas carbone !  Il ne s’agit pas d’utiliser l’IA pour prédire les performances à venir, il s’agit de la maîtriser pour faire de ce monde un monde meilleur en associant toutes les énergies capables de s’agréger intelligemment sans distinction de genre : au travers d’une vraie combinaison des genres. La pandémie a démontré combien l’IA avait besoin de l’Homme notamment pour les variables exogènes.

Nous sommes une unicité humaine, avec une diversité d’espèces, de culture. Cette diversité est la vraie richesse qui doit nous permettre d’avancer vers le meilleur en agrégeant les richesses que chaque personne porte en elle. Encore faut-il que ce « riche » ensemble soit réceptif au changement nécessaire, qu’il y participe sans préjugé, dans l’acceptation de la différence pour le bien commun, autour d’un travail équilibré pour prévoir une vie planétaire harmonieuse, éthique et éviter ainsi que notre belle planète bleue soit le prochain variant de la planète Mars, une Terre rouge sans âme.   

Au-delà du perpétuel match femme/homme qui doit impérativement s’équilibrer rapidement notamment dans la finance et l’IA, il est crucial que la France et l’Europe se dotent des moyens les plus efficaces pour s’affranchir de la puissance rampante de la Chine et celle déjà démontrée des E.U. en matière d’IA.

En effet, le variant de l’IA risque de se trouver du mauvais côté. Pour que l’Europe et la France survivent à cette évolution inexorable et incontournable : soyons vite du bon côté, ne devenons pas le variant des CH.EU (Chine, Etats-Unis) soyons notre propre virus d’IA !  Il est urgent de devenir et choisir notre propre destin d’IA, pour nos libertés, pour l’héritage de nos enfants de demain, pour l’HUMANITE tout simplement.

Laurence Honiezna

Experte en Finance Responsable
Courtier Conseil en Assurance

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